29 avril 2007

IX. Le retour en Europe (depuis 1989)

En construction...

VII. La Hongrie de Kadar (1956-1988)


En construction...

La chronologie interactive de la Révolution, le parc des statues communistes de Budapest
Avant : VI. La Révolution de 1956
Après : VIII. Le retour en Europe (depuis 1989)
Le sommaire complet

VI. La Révolution de 1956




En construction...

La chronologie interactive de la Révolution, le parc des statues communistes de Budapest
Avant : V. La Hongrie sous le stalinisme
Après : VII. La Hongrie de Kadar (1956-1988)
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V. La Hongrie sous le stalinisme (1945-1956)

Libérée par l'Armée rouge de la domination nazie et du gouvernement des Croix-fléchées de Ferenc Szalasi, la Hongrie va vivre quelques années de semi-liberté avant de connaître la domination soviétique.
Le pays, libéré au début de 1945 (totalement le 4 avril), est sous la surveillance d'une commission de contrôle alliée dirigée par le Maréchal Kliment Vorochilov. Celui-ci est peu soucieux de consulter ses partenaires et va accompagner la transition progressive vers l'établissement d'une "démocratie populaire".
Un gouvernement national a été formé à Debrecen avant même que Budapest ne soit reprise aux Allemands. Il est de fait dominé par les communistes, même s'il est pluraliste. C'est ce gouvernement qui a signé l'armistice et déclaré la guerre à l'Allemagne. L'ancien système foncier est aboli pour permettre la réforme agraire. Toutes les grandes propriétés sont redistribuées.

Une nouvelle assemblée nationale est élue en novembre 1945. Pour la première fois (et la dernière avant 1990), ces élections sont libres. Les communistes ne remportent que 17% des voix, comme les sociaux-démocrates. Le vainqueur est le parti des petits propriétaires avec 57%. Zoltan Tildy qui le dirige, devient chef d'un gouvernement de coalition comprenant les 4 partis du Front National d'indépendance (dont les communistes, les sociaux-démocrates et le parti paysan national proche du PC). Mais les communistes ont dans ce gouvernement une place importante grâce à la pression de Vorochilov.

"La tactique du Salami"

A partir de cette position minoritaire mais avec la bienveillance des troupes soviétiques et le contrôle de la police politique (AVO), Matyas Rakosi, leader communiste et vice-président du gouvernement, va parvenir à ses fins. En s'attaquant à ses alliés séparément, il parvient entre 1945 et 1948 à fonder une dictature communiste inféodée à Moscou. Cette prise du pouvoir a moins marqué les esprits que le Coup de Prague de 1948 mais fut tout aussi efficace.
Elle s'est faite en trois étapes :
1. Etablissement d'un front et d'une coalition gouvernementale
2. Contrôle de la police et des forces de sécurité
3. Elimination ou absorption des autres partis du Front
C'est Rakosi lui-même qui décrit ce processus en 1952. Pressions, divisions, mais aussi intimidations alternent pour se débarasser du parti des petits propriétaires. Son leader, pourtant premier ministre, est contraint à la démission et à l'exil. Le parti social-démocrate est contraint de fusionner avec le parti socialiste. Les adversaires, coupés en tranches, tel un salami, n'ont pu que constater leur échec.


Ainsi, le parti communiste passe de 22% des voix en 1947 à 96,27% le 15 mai 1949. L'armée soviétique, malgré le traité de paix de 1947, reste sur le territoire hongrois. Les écoles chrétiennes sont étatisées. La Hongrie, sous la férule de Rakosi, plonge dans la nuit stalinienne.

Le pouvoir s'attaque à ses "ennemis" : les "koulaks"(paysans aisés), la noblesse, tous ceux qui expriment une opinion divergente. Mais l'AVO/AVH (police secrète qui a son siège sur le boulevard Andrassy, Sztalin ut à l'époque), s'attaque aussi aux communistes qu'elle juge suspects. L'ancien ministre de l'intérieur Laszlo Rajk fait ainsi les frais de la vague de purges qui sévit dans toutes les démocraties populaires sous l'impulsion de Staline (procès Slansky en Tchécoslovaquie en 1952). Il est torturé et exécuté (sa réinhumation publique en 1956 est l'occasion d'un rassemblement considérable et marque les prémisses de la Révolution) pour "titisme" (il s'agit de prouver que le dirigeant yougoslave Tito qui a rompu avec Staline, tente d'entrainer avec lui d'autres pays communistes).


Une déstalinisation précoce mais manquée

Dès avril 1953, juste après la mort de Staline, Rakosi est convoqué à Moscou. A son retour, s'il garde les rênes du parti, il doit laisser le poste de premier ministre à Imre Nagy, un communiste réformateur qui parle (déjà, 15 ans avant Dubcek) d'un "socialisme à visage humain". Il met en place une politique économique plus tournée vers la production de biens de consommation, rassure les paysans et assure le retour à la "légalité socialiste" mise à mal sous Rakosi. Mais selon la formule de l'historien Miklos Molnar, la Hongrie a "un gouvernement réformiste, etun parti stalinien". Rakosi garde en effet le contrôle du parti et profite de changements à Moscou pour écarter Nagy qui perd jusqu'à sa carte de membre du parti.

[images : affiche du congrès de fusion des mouvements de jeunesse social-démocrate et communiste en 1950; Matyas Rakosi aux usines Csepel en 1947; affiche du congrès d'unification des partis social-démocrate et communiste en 1947; Imre Nagy devant le parlement le 14 juillet 1953]

La chronologie interactive de la Révolution, le parc des statues communistes de Budapest
Avant : IV. Dans la tourmente de la seconde Guerre mondiale
Après : VI. La Révolution de 1956
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IV. Dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale




22 avril 2007

Visite à Robert Schuman

Les ateliers du matin : créativité quand tu nous tiens ...




Quelques productions finales :
L'élargissement


"Unis dans la diversité" ou Miss Europe



Pique-nique au soleil

Père de l'Europe ?


Il est temps de rentrer...

Impressions et commentaires des élèves de la classe européenne


Voici, recueilli dans le bus, les commentaires après la journée passée à la Maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles :

"L'Europe, Robert Schuman, tout un programme qui ne pouvait que nous intéresser, nous élèves de la classe euro ! Ce fut une journée courte mais intense, très enrichissante, un retour sur notre passé."

"Journée fortement appréciée et d'autant plus avec le soleil. Guide et animateurs sympathiques et intéressants. Et le plus important Robert Schuman et l'Europe et toutes les choses à retenir."
Apolline et Laure

"Activités très enrichissantes, cadre agréable (joli village, propriété ravissante), informations précises, intéressantes, jeu des cultures divertissant et enrichissant (petits montages informatiques très bien réalisés et relativement complets). Visite de la maison : réaliste, agréable."

"Tout est dit... Le site est vraiment sympathique, calme. Les intervenants ont été captivants. Dommage que la visite ait été si rapide... faute de temps malheureusement. Bus confortable."

"Journée très agréable tant au niveau des activités qu'au niveau de l'ambiance. A renouveler."
Anne-Laure

"Merci ! Encore un voyage de la classe euro qui restera gravé ! Avec les traditions et costumes traditionnels de Pierre-Alexandre et le soleil, rien ne manquait ! Journée très agréable !!"
Elo

"Voyage entièrement réussi, encore plus intéressant, captivant et enrichissant qu'on ne l'aurait pensé. Merci pour cette sortie qui sera certainement la dernière de cette classe, donc mémorable."
Heidi

"Très bonne journée : intéressante et amusante. Tout ce qu'il fallait.
Robert Schuman ! Il y a tant de choses à dire sur lui, mais l'histoire n'atant pas mon domaine, je préfère m'en tenir à l'homme d'un passé proche, mais précurseur d'un futur que l'on espèrs plein d'espoir et de réussite. (pour la version allemande cf. M. Garber !)"

"C'est la journée la plus traditionnelle, et de loin, de ma vie.
Merci aux accompagnateurs et présentateurs. Expérience inubliable et fantastique. Je recommande vivement cette sortie aux générations futures.
Mes sincères remerciements.
Titon

"Une maison étroite, des meubles traditionnels, des oeufs pourris, des fruits périmés, de l'encre chère inutilisée, ce fut notre superbe journée !
Non vraiment c'était agréable."
Iri

"Activités intéressantes présentées sous forme ludique, un jeu bien sympa. La maison de Robert Schuman fut authentique. Malgré cette journée tournée vers le passé, il ne tient qu'à nous de regarder vers le l'avenir pour construire l'Europe que nous désirons.
Merci d'avoir organisé cette sortie malgré les difficultés !
P.S. : Un rappel rapide du cours d'histoire ne fut pas inutile !"

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