28 janvier 2007

Territoire américain et mondialisation : Légende

  1. Les EU ouverts au monde et sur le monde

- Régions transfrontalières renforcées par le libre-échange avec les voisins (ALENA)

- Main-d’oeuvre attirée par la prospérité

- Pénétration étrangère ou Echanges avec la Triade (capitaux, produits)

- Délocalisations

  1. Des liens entre les EU et le monde

- Villes mondiales

- Métropoles, pôles décisionnels et technologiques (ports, aéroports, téléports)

- Ponts terrestres ferroviaires

- Interfaces maritimes

  1. Des degrés différents d’ouverture

- Régions traditionnellement extraverties : rayonnement tertiaire et industriel du NE, exportations agricoles du Middle West

- Régions à internationalisation récente : commerce, énergie, tourisme, technologies

- Régions victimes de l’internationalisation

- Régions peu ouvertes aux influences internationales

24 janvier 2007

Discours sur l'état de l'Union, Lyndon B. Johnson, janvier 1966

« Je suis venu vous demander :

1. d'assurer les ressources voulues pour mener à bien les vastes programmes votés l'an dernier dans les domaines de la santé publique et de l'éducation nationale ;

2. de dégager les fonds nécessaires pour continuer avec énergie et résolution de faire la guerre à la pau­vreté ;

3. de donner une orientation nouvelle et audacieuse à notre programme d'aide à l'étranger. Ce que nous voulons, c'est mener vigoureusement la lutte contre la faim, la maladie et l'ignorance dans les pays décidés à s'aider eux-mêmes et apporter notre assistance à ceux qui essaient de limiter l'expansion démographique ;

[...]

8. de prendre des mesures supplémentaires pour assurer la justice à tous nos concitoyens, par l'appli­cation effective des principes de la non-discrimination [...].

Nous nous attaquerons impitoyablement au gaspil­lage et à l'inefficacité. Nous nous assurerons que chaque dollar soit dépensé à bon escient et dans un esprit d'économie, en n'oubliant jamais combien le contribuable a dû travailler pour le gagner. »

L.B. Johnson, message sur l'état de l'Union, janvier 1966

12 janvier 2007

Iwo Jima


En bas de ce message, voyez des images vidéo de la prise de l'île dans les actualités de l'époque.

Voici l'article paru dans Le Monde à la mort de Joe Rosenthal :

Le photoreporter américain Joe Rosenthal, Prix Pulitzer pour son image montrant six soldats américains plantant leur drapeau sur l'île d'Iwo Jima, prise aux Japonais au cours de la seconde guerre mondiale, est mort dimanche 20 août à Novato, près de San Francisco (Californie). Il était âgé de 94 ans.

Cette photo figure parmi les plus célèbres au monde. Parce qu'elle symbolise une armée américaine triomphante qui vient d'arracher aux Japonais une île stratégique, près de Tokyo, après des combats parmi les plus meurtriers de la guerre du Pacifique.

Dans son livre 100 photos du siècle (Chêne, 2004), Marie-Monique Robin affirme que l'image a été reproduite sur 3,5 millions de posters, 15 000 panneaux d'affichage, 137 millions de timbres.

Editée sur des bons du Trésor, elle a permis de lever 200 millions de dollars pour financer l'effort de guerre. Depuis 1954, une sculpture géante, réalisée d'après la photo, est installée au cimetière national d'Arlington, en hommage aux victimes d'Iwo Jima.

Joe Rosenthal est mort quelques jours avant l'ouverture (samedi 2 septembre) de Visa pour l'image, le festival de photojournalisme de Perpignan, dont il était un habitué, arpentant les rues de la cité catalane avec son béret noir. Sa carrière était dense, mais les questions le ramenaient toujours à cette photo, qu'il racontait de bonne grâce.

Joe Rosenthal a pris son cliché le 23 février 1945, quand il était photographe pour l'agence américaine Associated Press (AP).

"J'avais déjà beaucoup bourlingué avec les marines dans différents coins du Pacifique, a-t-il dit au Monde. Nous étions sur Iwo Jima depuis cinq jours de durs combats. Je m'étais absenté sur un navire de la Navy pour développer mes photos. De retour sur la plage, on m'annonce qu'une patrouille vient de partir pour le mont Suribachi, le sommet de l'île. Cette journée était décisive. L'ascension fut rude. Les gars lançaient des grenades pour se protéger des ennemis embusqués. Arrivé au sommet, j'ai vu les premiers soldats planter un petit drapeau. J'ai vu un marine qui tenait un drapeau beaucoup plus grand sous le bras. Le premier, c'est pour le souvenir, m'a-t-il dit. Celui-ci, c'est pour que les copains le voient de partout. Deux drapeaux, cela aurait annulé tous les effets. J'ai attendu qu'il plante le grand drapeau. Je manquais de recul, la photo risquait d'être mal cadrée. J'ai bricolé une plate-forme de fortune avec des pierres. Il fallait faire vite. Je suis redescendu, le cliché est parti pour New York sans que je puisse le voir. Cinq jours plus tard, j'ai reçu par radio des félicitations d'AP. Ai-je eu le sentiment de réussir un cliché historique ? Pas vraiment. Je ne suis pas une vedette, juste un photographe qui a eu de la chance, le temps d'un instantané."

"IL ÉTAIT LE MEILLEUR"

Comme toutes les photos célèbres, celle-ci a été contestée : trop bien construite pour ne pas être une mise en scène. Rosenthal a reconnu plus tard qu'il n'a pas gagné le sommet de l'île où une autre photo avait déjà été faite. Il attendit juste que le second drapeau, plus grand, soit installé. Mais il n'a pas "fabriqué" une scène qui a d'ailleurs été filmée par un sergent américain.

Rosenthal était un modeste qui aimait se qualifier de "type qui a joué en première division le temps de boire un café".

Né le 9 octobre 1911 à Washington, il rejoint, en 1932, le San Francisco News comme rédacteur et photographe. En 1936, il commence à travailler pour AP à San Francisco. Après un bref passage dans la marine marchande, AP lui fait couvrir le second conflit mondial à partir de 1944.

Rosenthal a quitté AP après la guerre pour rejoindre le journal San Francisco Chronicle, où il travailla pendant trente-cinq ans jusqu'à sa retraite.

"Il était le meilleur photographe", dit de lui Nick Ut, l'auteur en 1972 d'une autre icône du photojournalisme, la petite Vietnamienne nue et brûlée au napalm qui court en pleurant sur une route.

Mais c'est bien la photo d'Iwo Jima qui restera. Pour preuve, Clint Eastwood sortira en octobre son film Flags of our Fathers, qui relate le destin des six marines qui hissèrent le drapeau américain. Deux mois plus tard, le cinéaste sortira Letters from Iwo Jima, qui aborde le point de vue japonais de cet épisode tragique.

Michel Guerrin

Article paru dans l'édition du 23.08.06

03 janvier 2007

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